Manuel de Lexique 2
Document version 2.62c
Boris New1, Christophe Pallier2
1Laboratoire de Psychologie expérimentale
UMR 8581 CNRS, Université René Descartes, Paris V
71, avenue Edouard Vaillant, 92774 Boulogne Billancourt Cedex, France
2Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique,
UMR 8554, CNRS, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS),
54 Boulevard Raspail,75270 Paris CEDEX 06,
E-mail :new@psycho.univ-paris5.fr
Remerciements: Nous tenons à remercier Pascale Bernard de l'Inalf pour ses précieux renseignements, ainsi que Ray Sydney et l'équipe de FastSearch pour leurs moteurs de recherche Internet, Helmut Schmid pour son excellent lemmatiseur et Sid Kouider pour son aide et son programme permettant le calcul des voisins.
Mots clés : Reconnaissance de mots, Fréquence, Base de donnée
Historique de cette documentation
Si vous cherchez une information particulière et ne connaissez rien à Lexique, nous vous conseillons de procéder de la façon suivante :
- lisez ce manuel (dans les grandes lignes) afin de
o déterminer dans quelle base se trouve l’information que vous cherchez (le plus souvent c’est la base Graphemes)
o comprendre comment cette base est structurée (quel sont le ou les champs dont vous avez besoin)
o déterminer quelle recherche vous allez utiliser (online ou offline). Essayez d’abord la recherche online et si vous ne pouvez utiliser celle-ci pour avoir l’information qui vous intéresse, essayez alors l’interrogation offline. (Undows)
Si vous avez un problème, faites d’abord une recherche sur le forum. Si vous ne trouvez pas de réponse à votre question, n’hésitez pas à la poster.
TABLE DES MATIERES
Introduction rapide pour le nouveau venu
1 Description du corpus original
2.1 Fréquences à partir d'un corpus de textes
2.2 Fréquences à partir des pages web
3 Obtention des autres descripteurs
3.1 Catégorie grammaticale, genre et nombre
3.2 Acquisition de la forme phonologique
4.1 Organisation de la table Graphemes
4.2 Organisation de la table Lemmes
4.3 Organisation de la table Surface
4.4 Organisation du dossier Surface
4.4.5 Calculs à partir de la dernière position
8.3 Les outils "hors ligne" : Undows
TABLE des TABLEAUX
Tableau 1 Présentation d'un extrait de Graphemes.txt
Tableau 3 Codes des catégories grammaticales
Tableau 4 Codes utilisés pour le genre
Tableau 5 Codes du champ nombre
Tableau 6 : Nombre de mots dans Graphemes en fonction du nombre de syllabes et du nombre de lettres
Tableau 7: Présentation d'un extrait de Lemmes.txt
Tableau 8: Gros plan sur un verbe:"abaisser"
Tableau 9 Présentation du mot abaissa dans la table Surface
Tableau 10: Présentation de la table Bigr.txt
Tableau 11: Présentation du bigramme ab dans la table BigrMoy.txt
Tableau 12: Présentation de la table BigrMots.txt
Tableau 13: Présentation du mot abaissa dans la table BigrMotsMoy.txt
Tableau 14 Présentation des opérateurs utilisés dans recherches simples
Tableau 15 Présentation des opérateurs utilisés dans les expressions régulières
TABLE des FIGURES
Figure 2 : Histogramme des fréquences Frantext pour les mots de fréquence supérieure à 1
Figure 3 Exemple de requête de type "Recherche par Mots"
Figure 4 Exemple de requête effectuée sur la base Graphemes.
Figure 5 Résultats obtenus suite à la requête présentée dans la Figure 3
Figure 7 Exemples de requêtes effectué "hors ligne"
Une base de données lexicales pour la langue française: Lexique 2
Pendant longtemps, les psycholinguistes ont sélectionné manuellement le matériel verbal dans le Trésor de la Langue Française (Imbs, 1971). Leur travail a été grandement facilité quand Content, Mousty et Radeau (1990) ont mis à leur disposition Brulex, une base de données informatisée regroupant les 35 746 entrées lexicales du Petit Robert et leurs fréquences selon le TLF. Ces fréquences étaient estimées sur un corpus de textes littéraires datant de 1919 à 1964 et comprenant 26 millions de mots. Une limitation notable de Brulex était l’absence des formes fléchies telles que les verbes conjugués ou certaines formes écrites plurielles ou féminines. Cela pose problème par exemple pour toutes les études concernant les formes fléchies en français ou pour estimer des fréquences d’unités telles que les syllabes. NOVLEX, une base de données plus récente (Lambert et Chesnet, 2001), fournit les formes fléchies mais se fonde sur un corpus spécialisé de textes pour enfants de 417 000 mots. C’est pourquoi nous avons entrepris de construire une nouvelle base de données avec des estimations de fréquences plus complètes, plus actuelles, et comprenant les formes fléchies.
Afin de constituer la base initiale de mots, nous avons sélectionné dans la base Frantext les textes publiés entre 1950 et 2000 : cela représentait un corpus de 31 millions d’items. Frantext est une base de données textuelles regroupant 3 200 textes représentatifs du français des 19e et 20e siècle, développée par l'INALF-Nancy, devenu aujourd'hui l'ATILF. Ces textes étaient essentiellement des romans, mais comprenaient également quelques recueils de poésie, des essais et des traités scientifiques ou techniques. Nous avons obtenu une liste de 246 000 items distincts ainsi que leur fréquence (Le logiciel d’interrogation ne traitait malheureusement pas correctement les noms composés : un mot comme « garde-manger » était identifié comme deux items distincts « garde » et « manger »). Ces items comprenaient des symboles (dont la ponctuation), des abréviations, des mots étrangers et des noms propres. Pour "nettoyer" cette liste, nous avons employé le dictionnaire Francais-Gutenberg 1.0 (Pythoud, 1996) et le dictionnaire Le Grand Robert (Robert, 1996). Le résultat de ce filtrage a produit une liste de 130 000 items ayant des formes orthographiques distinctes.
La fréquence des mots joue un rôle fondamental dans la plupart des tâches psycholinguistiques (voir Monsell, 1991 pour une synthèse). De nombreuses études ont montré que les performances étaient meilleures pour les mots de haute fréquence que pour les mots de basse fréquence, que cela soit en terme de nombre d’erreurs ou de temps de réaction. Cependant, d’autres facteurs comme l’âge d’acquisition, ou la familiarité, généralement très corrélés avec la fréquence d’usage, interviennent (Morrison et Ellis, 1995 ; Connine, Mullenix, Shernoff et Yelen, 1990). Pour décorréler ces différents facteurs, il est primordial d’avoir de bonnes estimations de chacun d’entre eux.
Dans Lexique, nous proposons deux estimateurs des fréquences d’usage : le premier est fondé sur le corpus initial de Frantext, constitué de textes littéraires ; le second repose sur le nombre de pages web françaises contenant un mot donné. Ce deuxième estimateur, fondé sur quinze millions de pages web, nous a paru constituer une source d’information supplémentaire sur l’usage du français.
Plus précisément, nous avons soumis au moteur de recherche FastSearch, les 130 000 formes orthographiques obtenues à partir du corpus Frantext. Nous avons choisi ce moteur en raison de son indication précise du nombre de pages contenant le mot recherché (Google p. ex. ne donne que des approximations), et du fait qu'il différencie les caractères accentués des caractères non accentués. En revanche, il n'effectue pas de différenciation entre les majuscules et les minuscules tout comme nos fréquences basées sur Frantext. L’interrogation était effectuée sur les 15 millions de pages françaises répertoriées, en mode SafeSearch pour éviter la sur-représentation des mots à connotation sexuelle. Pour chaque mot a été obtenu le nombre de pages dans lesquelles celui-ci apparaissait ; il ne s’agit donc pas exactement de la fréquence lexicale de la forme, mais néanmoins d’un estimateur de l’usage de ce mot. Par exemple, des mots tels que publicité, entreprise ou télévision se retrouvent avec des fréquences comparables à celles de mots tels que champ, arbre ou chaise selon FastSearch, mais avec des fréquences très divergentes selon Frantext. D'autres items tels que kiwi sont extrêmement rares selon Brulex ou Frantext alors que FastSearch les considère, de façon plus réaliste, comme "plutôt rares". Pour comparer ces deux estimations de fréquence entre elles et par rapport aux fréquences du TLF, nous avons construit le diagramme de corrélation de la Figure 1 à partir du logarithme des fréquences de 23 440 items selon le TLF, Frantext et FastSearch.
Figure 1 Nuages de points présentant les corrélations entre les fréquences basées sur Brulex, Frantext et les fréquences basées sur le web

Plus récemment, Blair, Urland et Ma (2002) ont effectué une comparaison sur 400 mots anglais entre les fréquences obtenues en nombre de hits de 4 moteurs de recherche (AltaVista, Northern Light, Excite et Yahoo!), et les fréquences fondées sur des bases de textes (Francis et Kucera, 1982; et Baayen, Piepenbrock, et van Rijn, 1993). Ces auteurs observent une forte corrélation entre les différents moteurs et les bases de textes. Le web étant plus versatile que les bases de textes, ils vont aussi interroger à nouveau ces moteurs 6 mois plus tard et constater que les fréquences n'ont pas significativement changé. En revanche, ils constatent une corrélation moyenne (entre 0,45 et 0,49) entre ces différentes bases et l'indice de familiarité donné par les sujets. Cette corrélation est tout aussi importante pour les fréquences estimées par les moteurs de recherche que pour celles données par les bases de textes.
Ils en concluent que même si l'indice fréquentiel (nombre de pages contenant ce mot) donné par les moteurs de recherche n'est pas le même que celui donné par les bases de textes (nombre de mots apparaissant dans le corpus), cet indice semble tout aussi représentatif que celui donné par les corpus de textes.
Pour obtenir la catégorie grammaticale, le genre, le nombre et le lemme des mots (un lemme est le mot choisi pour représenter toute une famille de formes apparentées. Par exemple: manger est le lemme de mangea, mangeait, …etc.), nous avons utilisé conjointement le Grand Robert, et les deux lemmatiseurs: Tree Tagger de Helmut Schmid et Flemm 2.0 (Namer, 2000). En effet, aucune de ces sources seules ne permettait d'avoir une information suffisamment complète.
Dans une troisième étape, nous avons dérivé la forme phonologique de nos entrées grâce au logiciel LAIPTTS 1.13. Ce logiciel utilise un noyau de 500 règles de conversion graphème-phonème rendant compte de plus de 86% des prononciations. Afin de traiter les exceptions, il dispose aussi d’un dictionnaire composé de 6 000 mots ayant des prononciations exceptionnelles. Sur 4 000 phrases du quotidien Le Monde, l’auteur rapporte que son logiciel a un taux d’erreur de 0,001 %.
Or ce logiciel (LAIPTTS) était un logiciel prévu pour générer de la parole à partir de textes continus et non de mots isolés. Peereman et Dufour (sous presse) ont examiné, une fois la première version de Lexique rendue publique, les codes phonémiques donnés par Lexique en les comparant aux notations phonémiques données par Brulex (elles-mêmes basées sur le dictionnaire Le Petit Robert). Ils ont ainsi détecté 2 500 différences (sur les 30 000 entrées que contient Brulex) de codifications phonémiques entre Lexique et Brulex. Ces 2 500 différences relevaient soit de mots à prononciation exceptionnelle, soit de problèmes de règles de conversion utilisées par le logiciel. Ils ont donc corrigé ces entrées. Ils ont aussi retraité l'ensemble des codes phonémiques pour le positionnement des schwas. Afin de rendre les codes phonémiques les plus cohérents possibles, les auteurs de ces corrections ont aussi supprimé la distinction entre les deux types de "a" et les deux types de "o", les deux types de "r", l'arrêt glottique, ainsi que la marque d'aspiration "h".
Le site http://leadserv.u-bourgogne.fr/bases/lexiquecorr/ met à disposition un document décrivant les corrections réalisées, les scripts de correction utilisés ainsi que l'ensemble des correctifs. Ces corrections ont été intégrées à la version 2 de Lexique.
Etant donné le grand nombre d'informations disponibles, nous avons choisi pour des raisons d'accessibilité et de lisibilité de diviser notre base en trois tables principales :
- Graphemes.txt : une base organisée à partir des formes orthographiques qui comprend environ 129 000 entrées.
- Lemmes.txt : une base organisée à partir des lemmes qui comprend environ 54 000 entrées. Nous avons choisi la forme "infinitif" pour les verbes et la forme "masculin singulier" pour les participes passés, adjectifs et noms.
- Surface.txt: une base qui résume les statistiques fréquentielles concernant les lettres, bigrammes, trigrammes, phonèmes et syllabes pour chaque mot. Elle comprend 129 000 entrées tout comme graphemes.txt.
Ces tables sont fournies sous forme de fichiers textes, les champs étant séparés par des tabulations. Cela permet de les importer facilement avec la plupart des logiciels. Deux dossiers supplémentaires, Surface et Outils, contiennent respectivement des informations fréquentielles détaillées à propos des lettres, bigrammes, trigrammes, phonèmes et syllabes, et des outils facilitant l’utilisation des tables.
La table Graphemes est présentée dans le fichier graphemes.txt. C'est la base à partir de laquelle nous avons créé les autres bases (Lemmes et Surface p.ex.). Nous allons présenter dans cette partie une description des différents champs qui constituent cette base.
La Tableau 1 présente les différents champs de cette table pour quelques items.
Tableau 1 Présentation d'un extrait de Graphemes.txt
![]() |
-Graphie (graph): La graphie est la forme orthographique du mot (p. ex.chienne)
-Phonie (phon): Les codes phonémiques utilisés sont présentés dans le Tableau 2
|
Codes Lexique |
Exemples |
Sons nommés |
|
Codes Lexique |
Exemples |
Sons nommés |
|
Voyelles |
|
|
|
Consonnes |
|
|
|
a |
bat, plat |
a |
|
p |
père, soupe |
p (occlusive) |
|
i |
lit, émis |
i |
|
b |
bon, robe |
b (occlusive) |
|
y |
lu |
u |
|
t |
terre, vite |
t (occlusive) |
|
u |
roue |
ou |
|
d |
dans, aide |
d (occlusive) |
|
O |
éloge, peau |
o (fermé ou ouvert) |
|
k |
carré, laque |
k (occlusive) |
|
e |
été |
e-fermé |
|
g |
gare, bague |
g (occlusive) |
|
E |
paire, treize |
e-ouvert |
|
f |
feu, neuf |
f (fricative) |
|
* |
premier, abattre |
schwa |
|
v |
vous, rêve |
v (fricative) |
|
2 |
deux |
e-fermé |
|
s |
sale, dessous |
s (fricative) |
|
9 |
œuf, peur |
e-ouvert |
|
z |
zéro, maison |
z (fricative) |
|
5 |
cinq, linge |
in (voy. nasale) |
|
S |
chat, tâche |
ch (fricative) |
|
1 |
un, parfum |
un (voy. nasale) |
|
Z |
gilet, mijoter |
ge (fricative) |
|
@ |
ange |
an (voy. nasale) |
|
m |
main, femme |
m (cons. nasale) |
|
§ |
on, savon |
on (voy. nasale) |
|
n |
nous, tonne |
n (cons. nasale) |
|
o |
minoen |
o d’origine étrangère |
|
N |
agneau, vigne |
gn (c. nasale palat.) |
|
Semi-Voyelles |
|
|
|
l |
lent, sol |
l (liquide) |
|
j |
yeux, paille |
y (semi-voyelle) |
|
R |
rue, venir |
R |
|
8 |
huit, lui |
ui (semi-voyelle) |
|
x |
jota |
jota (emprunt espagn.) |
|
w |
oui, nouer |
w (semi-voyelle) |
|
G |
camping |
ng (emprunt angl.) |
|
|
|
|
|
h |
hachoir |
h aspiré |
- Classe grammaticale (cgram) : Si une même entrée peut appartenir à plusieurs classes grammaticales différentes, celles-ci sont séparées par un point-virgule. Les différents codes utilisés pour représenter les catégories grammaticales sont présentés dans le Tableau 3.
Tableau 3 Codes des catégories grammaticales
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Abréviations |
Signification |
|
ABR |
Abréviations |
|
ADJ |
Adjectif |
|
ADV |
Adverbe |
|
Cond |
Conditionnel |
|
CONJ |
Conjonction |
|
demo |
démonstratif |
|
DET |
Déterminant |
|
EXCLAM |
Exclamation |
|
Futu |
Futur |
|
Imp |
Impératif |
|
Impf |
Imparfait |
|
Ind |
Indicatif |
|
Indef |
indéfini |
|
Infi |
Infinitif |
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INT |
Interjection |
|
invar |
Une des formes est invariable |
|
LOC |
Locution |
|
NOM |
Nom |
|
ONOMAT |
Onomatopée |
|
pers |
Pronom personnel |
|
poss |
Pronom possessif |
|
Pper |
Participe passé |
|
Ppre |
Participe présent |
|
Pr |
Présent |
|
PRE |
Préposition |
|
PREF |
Préfixe |
|
PRO |
Pronom |
|
Ps |
Passé simple |
|
Sub |
Subjonctif |
|
SUFFIXE |
Suffixe |
|
SYM |
Symbole |
|
VER |
Verbe |
- Genre (genre) : Les différents codes utilisés pour représenter le genre sont présentés dans le Tableau 4.
Tableau 4 Codes utilisés pour le genre
|
m |
masculin |
|
f |
féminin |
|
é |
épicène |
(Un épicène est un mot dont la forme ne varie pas avec le genre (p. ex. pianiste))
- Nombre (nombre) : Les codes utilisés pour représenter le singulier, le pluriel, etc. sont indiqués dans le Tableau 5.
Tableau 5 Codes du champ nombre
|
s |
Singulier |
|
p |
Pluriel |
|
(p) |
probablement pluriel mais peut aussi être pluriel ou singulier (vieux) |
|
1s |
1ère personne du singulier |
|
2s |
2ème personne du singulier |
|
3s |
3ème personne du singulier |
|
1p |
1ère personne du pluriel |
|
2p |
2ème personne du pluriel |
|
3p |
3ème personne du pluriel |
- Lemme (lemme) : Le lemme est la forme canonique, c’est à dire l’infinitif pour un verbe, la masculin singulier pour un nom ou un adjectif. Par exemple, l'item chienne a pour lemme chien.
- Nombre aléatoire (rand) : Un nombre aléatoire tiré entre 1 et 1 000 000. Si vous utilisez cette colonne afin de trier les résultats obtenus, vous pouvez ainsi obtenir des items dont les premières lettres sont distribuées dans la totalité de l'alphabet (ce peut être très utile lors de la constitution du matériel d'une expérience).
- Fréquence par million selon Frantext (freqfrant) : Elle correspond à la fréquence fournie par Frantext, normalisée par une division par 31 (le corpus original comprenant 31 millions d'occurences). La somme des fréquences de ce champs ne fait pas un million en raison du premier filtrage effectué. En effet, après avoir collecté toutes les formes orthographiquement distinctes présentes dans la base de textes Frantext, nous avons dû enlever de cette liste toutes les formes étrangères, noms propres, etc.
Figure 2 : Histogramme des fréquences Frantext pour les mots de fréquence supérieure à 1

Ce graphique indique qu’entre : (les fréquences sont données en occurrences par millions)
0 et 1: 98 000 mots
1 et 3 : 15 000 mots
3 et 10 : 9 000 mots
10 et 31 : 4000 mots
31 et 100 : 1600 mots
100 et plus : 700
-Fréquence par million de pages selon FastSearch (freqweb) : Le nombre de pages web par million où ce mot apparaît, selon FastSearch (sur un corpus de 14,27 millions de pages).
- Nombre de lettres (nblettres)
Tableau 6 : Nombre de mots dans Graphemes en fonction du nombre de syllabes et du nombre de lettres

- Nombre de phonèmes (nbphons) : C'est le nombre de phonèmes d'après la représentation phonologique présentée dans le champ phon.
- Structure orthographique (cvcv) : Elle décrit la structure orthographique. Les voyelles sont notées V, les consonnes sont notées par C. Ainsi chienne est représentée par ccvvccv.
-Structure de la forme phonologique (p-cvcv) : C'est un découpage du mot en voyelles (V) et consonnes (C) selon sa représentation phonologique.
-Point d’unicité orthographique (puorth) : Le point d’unicité orthographique correspond au rang de la lettre en partant de la gauche à partir duquel le mot peut être identifié sans ambiguïté. Nous avons calculé les points d'unicité pour les sur la base des lemmes pour que les formes plurielles ne parasitent pas les calculs (sinon toutes les formes ayant un pluriel ont un point d'unicité égale à leur longueur).Pour les formes orthographiques n'étant pas lemme, le point d'unicté est de 0. [avant la version 2.60 les voisins n’étaient pas calculés sur les lemmes mais sur toutes les entrées de graphemes]
- Point d’unicité phonologique (puphon) : Le point d’unicité phonologique correspond au rang du phonème en partant de la gauche à partir duquel le mot peut être identifié sans ambiguïté. Le point d'unicité phonologique a aussi été calculé sur la base des lemmes. Pour certains lemmes très rares nous n'avions pas leurs représentations phonologiques (les représentations phonologiques ont été calculées sur les formes orthographiques). Pour les formes orthographiques n'étant pas lemmes, ou pour les formes dont le lemme dont nous n'avons pas de représentation phonologique, le point d'unicité phonologique est donc de 0.
- Syllabation (syll) : Les formes phonologiques ont été syllabées selon un algorithme de syllabation décrit dans Dufour, Peereman, Pallier et Radeau (sous presse). Une version mise à jour de l’article décrivant l’algorithme utilisé est présente à l’adresse suivante En résumé, nous avons retenu la syllabation adoptée par Pallier (1994). La syllabation est calculée sur la représentation phonologique présente dans Lexique dont on a enlevé les schwas finaux. Cette syllabation est basée sur le principe général d'une segmentation syllabique entre deux consonnes sauf dans les cas des occlusives + liquides ou d'une fricative labio-dentale suivie d'une liquide. Le script de syllabation (syllabation.awk) est distribué avec lexique.
- Nombre de syllabes (nbsyll)
- Structure phonologique syllabique (cv-cv) : Elle décrit la structure phonologique du mot syllabé. Les consonnes sont notées C, les voyelles sont notées V et les semi-voyelles Y
- Nombre de voisins orthographiques (voisorth) : Le nombre de voisins orthographiques calculés selon toutes les entrées de la base Graphemes. Les voisins orthographiques d’un mot sont les mots qui peuvent être créés en changeant une lettre sans modifier pour autant la position des autres lettres (Coltheart, Davelaar, Jonasson et Besner, 1977). Par exemple, les mots vidé, et aidé sont tous des voisins orthographiques du mot aidé. Les différents voisins de chaque mot sont présentés dans la table Voisins (que l'on peut télécharger sur http://www.lexique.org).
- Nombre de voisins phonologiques (voisphon) : Les voisins phonologiques d'un mot sont des mots qui peuvent être créés en changeant un phonème sans modifier les autres. Ils ont aussi été calculés à partir des entrées phonologiques de la base Graphemes.
- Représentation orthographique inversée (orthrenv) : Ex: erbra (arbre). Ce type de champs, une fois trié, est très utile pour les personnes travaillant sur les terminaisons (p.ex. en morphologie)
- Représentation phonologique inversée (phonrenv) : Ex: RbRa (aRbR). Même champs que précédemment mais pour la représentation phonologique.
La table Lemmes est présentée dans le fichier Lemmes.txt. La base Lemmes a été créée à partir de Graphemes. Nous allons présenter dans cette partie une description des différents champs qui constituent cette base.
Le Tableau 7 présente les différents champs de cette table pour quelques items.
Tableau 7: Présentation d'un extrait de Lemmes.txt

Légende: lem: le lemme; graph: les formes fléchies du lemme; phon: les formes
phonologiques des formes fléchies; cgram: les catégories grammaticales
auxquelles appartiennent les formes fléchies; genre: le genre des formes
fléchies; nombre: le nombre des formes fléchies; freqfrantcum : la
fréquence du lemme selon Frantext (en tant que somme des fréquences des
formes fléchies associées); ); freqfrantgraph: les fréquences des formes
fléchies selon Frantext freqwebcum la fréquence du lemme du web (en tant
que somme des fréquences des formes fléchies associées); freqwebgraph: les
fréquences des formes fléchies du web.
Tableau 8: Gros plan sur un verbe:"abaisser"
|
Abaisser |
abaissa;abaissai;abaissaient;abaissait;abaissant;abaisse;abaissent;abaisser;abaissera;abaisserai;abaisseraient;abaisserait;abaisses;abaissez;abaissons;abaissât;abaissèrent;abaissé;abaissée;abaissées;abaissés |
abEsa;abEsE;abEsE;abEsE;abEs@;abEs;abEs;abese;abEsRa;abEsRE;abEsRE;abEsRE;abEs;abEse;abEs§;abEsA;abEsER;abese;abese;abese;abese |
|
ADJ;NOM;VER:cond:pr;imp:pr;ind:futu;ind:impf;ind:pr;ind:ps;infi;pper;ppre;sub:impf;sub:pr |
F;m |
1s;2s;2p;1p;3s;3p;s;(p);p |
658 |
45;2;8;40;74;167;42;138;3;3;4;6;2;3;1;1;7;66;24;4;18 |
45732 |
761;62;259;625;3560;7960;1730;16800;576;72;66;258;332;1190;120;13;143;6100;2820;855;1430 |
- Lemme (lem) : Cette base est organisée selon ce champs qui est le lemme.
- Graphies (graph) : Ce champs présente les graphies des formes fléchies associées à ce lemme. Ainsi pour le lemme chien, les graphies sont chien, chienne, chiens et chiennes.
Les champs qui suivent présentent l'information de Graphemes.txt pour chacune des formes fléchies.
- Phonies (phon)
- Classes grammaticales (cgram)
- Genre (genre)
- Nombre (nombre)
- La fréquence cumulée du lemme selon Frantext (frantfreqcum) : C'est la somme des fréquences des formes orthographiques (calculées ci-dessous).
- La fréquence des formes orthographiques selon Frantext (frantfreqgraph) : Ce sont les fréquences des formes fléchies du lemme. Ainsi le lemme arbre ayant deux formes fléchies arbre et arbres, nous affichons 8 004.64;8 448.17
- La fréquence cumulée du lemme selon FastSearch (fsfreqcum)
- La fréquence des formes orthographiques selon FastSearch (fsfreqgraph)
Le fichier Surface.txt résume l'information concernant les fréquences des lettres, bigrammes, trigrammes, phonèmes et syllabes pour chaque item de Graphemes.txt.
Afin d’effectuer ce résumé, nous avons tout d’abord calculé la fréquence cumulée de chaque unité (lettre, bigramme, etc.) pour chaque position. Pour ce faire, nous avons sommé la fréquence du mot où cette lettre apparaissait à telle ou telle position. Une fois obtenues ces fréquences par position, la fréquence d’un mot présentée dans la base Surface correspond à la moyenne de la fréquence des unités le composant.
Par exemple, la fréquence du champs GrTok pour abaissa correspond à la moyenne des fréquences de a en première position, b en deuxième, etc.
Tableau 9 Présentation du mot abaissa dans la table Surface
|
Graph |
GrTok |
GrTokEt |
BigrTok |
BigrTokEt |
TrigrTok |
TrigrTokEt |
PhonTok |
PhonTokEt |
SyllTok |
SyllTokEt |
|
abaissa |
28950.19 |
16528.04 |